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Normes et réglementations du modulaire

« Life Cycle » ou « Coûts du Cycle de Vie » d’un bâtiment modulaire

9 juillet 2014

Le développement durable est un avantage de la construction modulaire éprouvé par la certification DGNB. Mais ce mode de construction durable vaut-il le coup aussi pour l’investisseur ? Une étude des coûts du cycle de vie des bâtiments modulaires révèle des résultats dénués d’ambiguïté.

G. Hoffmann

Bâtiments modulaires et construction durable

Nous savons que le développement durable coûte cher. Quiconque avance que la construction durable entraîne des coûts plus élevés a tout à fait raison s’il se limite aux seuls frais d’investissement pour l’élaboration.
On oublie fréquemment une chose : durant la vie du bâtiment, plus de 60 % des dépenses sont imputables à l’exploitation du bien immobilier.
Cela prouve qu’un mode de construction durable tel que la construction modulaire devient un facteur de réussite économique.

L’objectif des bâtiments modulaires : minimiser les coûts

L’économie joue un rôle essentiel dans l’évaluation de la durabilité d’un immeuble. Pour la certification DGNB par exemple, pas moins de 41 critères de nos bâtiments modulaires sont examinés. L’aspect des « coûts liés au bâtiment durant son cycle de vie » fait la différence dans le résultat final, avec une pondération de 9,7%.
L’objectif prioritaire de la durabilité est donc de minimiser les coûts du cycle de vie.

Des coûts d’investissement et d’exploitation analysés avec précision

Si le développement durable est payant non seulement pour l’environnement, mais aussi pour l’investisseur, il est intéressant de procéder à une analyse détaillée des coûts du cycle de vie (CCV) des constructions modulaires. Une analyse CCV consiste à déterminer le total des coûts d’un bâtiment durant son cycle de vie complet, la durée étant en général de 50 ans pour les immeubles classiques.
La norme DIN 276 réglemente le calcul des coûts de la construction, depuis la viabilisation du terrain jusqu’à l’équipement avec des œuvres d’art. Les groupes de coûts "300 - construction de l’ouvrage" et "400 - installations techniques de l’ouvrage" sont passés au crible. Ces deux groupes forment la base d’une analyse particulièrement approfondie et objective des coûts tout au long du cycle de vie (planification, financement, fabrication, exploitation, rénovation et démantèlement).

Des résultats indiscutables

Un programme de simulation des coûts a été utilisé pour établir la comparaison entre la construction modulaire et la construction traditionnelle. Ce programme a permis de déterminer les groupes de coûts 300 et 400 pour un type de bâtiment prédéfini à partir de la superficie de base brute. La durée de vie d’une structure modulaire étant comparable à celle d’une structure standard, le calcul se fonde sur une période de 50 ans. Il en ressort des résultats sans équivoque en faveur du mode de construction modulaire.

On enregistre 49 % d’économie dans la planification, laquelle est imputable à la parfaite organisation de cette phase, à la modularité du système ainsi qu’à la standardisation du processus de production.

Préfabrication et économies

Grâce au degré élevé de préfabrication des modules, le temps de construction est formidablement court. Ce qui permet d’écourter d’une part le temps de financement, la réduction des durées de financement se répercutant alors positivement sur les intérêts dus. D’autre part, les bâtiments modulaires peuvent être mis en exploitation ou en location plus rapidement. L’économie réalisée au niveau des coûts de financement s’élève à 50,6 % par rapport au mode de construction traditionnel.

Les bâtiments modulaires se transforment simplement

Avec la construction modulaire, les coûts d’édification du bâtiment servant de comparaison sont de 11,4 % inférieurs à ceux de la construction classique. L’ingénieuse structure en acier des modules individuels accroît considérablement la flexibilité et la capacité de transformation du bâtiment tout entier. Comparativement au mode de construction classique, on peut en effet le transformer et le rénover à moindre coût à son gré.

Assemblés mécaniquement, le démantèlement de l’immeuble coute aussi 13,8% de moins que la construction standard. En outre, les éléments structurels d’un module peuvent être recyclés de façon ciblée et contribuer positivement, dans le cycle d’utilisation des matériaux de construction, à la réintroduction et à la revalorisation desdits matériaux.


En conclusion ? Dans le cadre d’une réflexion globale, on constate que la construction modulaire génère, pendant toute la durée de vie et pour le bâtiment étudié, des coûts de cycle de vie inférieurs de 11,5 % au mode de construction classique.

Par Gerhard Hoffmann, Senior Auditor DGNB et Auditor BREEAM DE, ifes GmbH