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Marché du modulaire

Le GME en réponse à l’évolution du marché de la construction

13 mai 2015

Soumis à de plus en plus de contraintes d’ordre technique ou administratif, le marché de la construction tend à distendre les relations entre les concepteurs de projet et les entreprises chargées de réaliser les travaux. Nouvelle forme de coopération entre les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre, les bâtisseurs et les sous-traitants, le GME (Groupement Momentané d’Entreprises) connaît un succès croissant dans ce secteur d’activité.

Les entraves actuelles au marché de la construction

GME et construction modulaire

Les obstacles liés à la verticalité

Aujourd’hui, le système classique du marché de la construction est confronté aux limites imposées par les contraintes juridiques et techniques à l’œuvre dans le secteur.

Concrètement, l’organisation verticale du système de construction français isole le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre des entreprises et sous-traitants chargés de la réalisation des travaux. L’absence de lien contractuel entre les concepteurs de projet et les acteurs de sa réalisation crée une rigidité intérieure du marché, néfaste à son expansion.

Ce manque de flexibilité est préjudiciable à l’ensemble de l’activité sur le marché de la construction dans la mesure où les exigences techniques sont sans cesse accrues : accessibilité des ERP, protection environnementale, RT 2012, etc.

Les acteurs sont ainsi confrontés à une multiplication des procédures administratives ainsi qu’à des appels d’offres de plus en plus détaillés.

Enjeux et bouleversements du marché de la construction

Afin de répondre à cet encadrement normatif imposé par la loi sur le marché privé, les maîtres d’ouvrage et leurs maîtres d’œuvre ont désormais pris l’habitude de consulter les entrepreneurs en amont, en particulier ceux reconnus pour leurs compétences spécifiques.

La loi du 17 mars 2014 accompagne ce mouvement de fond en donnant davantage de poids aux petites structures dans la négociation. Le renforcement du formalisme des contrats de « sous-traitance de production » en est le meilleur exemple.

Le marché de la construction s’en trouve totalement bouleversé puisque de plus en plus d’entrepreneurs réalisent l’essentiel de la prestation hors chantier.

Notons que si la situation est nouvelle pour les entreprises de construction traditionnelle, elle ne surprend nullement celles du secteur de l’architecture modulaire. Débarrassées des contraintes techniques inhérentes au chantier - le propre de la construction modulaire reposant sur la fabrication et l’aménagement de conteneurs en usine - et habituées aux procédés de fabrication innovants, ces dernières pourraient même tirer parti de la situation.

L’organisation sous forme de GME de plus en plus prisée

Qu’est-ce qu’un GME ?

Pour l’heure, nombre d’entreprises présentes sur le marché de la construction tentent d’optimiser les flux d’activité en adoptant une organisation horizontale optimisée : celle du GME (Groupement Momentané d’Entreprises), qui apparaît comme une réponse plausible à l’évolution de la situation.

Dans les faits, les membres d’un GME exécutent des prestations distinctes en vue d’une opération commune et déterminée. Cette forme d’association laisse toute sa place à la liberté contractuelle. Les entreprises qui optent pour le regroupement de leurs intérêts sont libres de s’entendre sur leurs obligations réciproques et les prestations à fournir.

Représentant l’ensemble des membres du GME, un mandataire est désigné.

Un GME n’est pas une société et ne possède donc pas de personnalité morale. La sous-traitance prend alors la forme d’une co-traitance. Chaque entreprise engagée est en revanche liée par écrit au maître d’ouvrage.

Une organisation des plus efficaces

Du point de vue des donneurs d’ordre et des exécutants, le GME améliore la compétitivité des chantiers. Client du GME, le maître d’ouvrage bénéficie d’un échange plus lisible avec ses partenaires dotés de compétences spécifiques et de moyens dédiés. Chacun des adhérents au GME est d’ailleurs tenu contractuellement à son égard, conjointement ou solidairement.

L’organisation en GME facilite également la participation des PME aux marchés publics, ce qui fait le jeu de la concurrence. Fonctionnant différemment d’une société commune ou d’un GIE (Groupement d’Intérêt Économique), le GME est enfin très attractif pour ses membres. Il présente l’avantage de la simplicité et d’un engagement précis et délimité. Son point fort consiste à gommer totalement les barrières posées par la structure verticale du système de construction.

Devant la multiplication des contraintes juridiques et techniques sur le marché de la construction, le GME connaît un succès grandissant. Il marque un tournant dans l’évolution des relations entre les différentes parties sur les chantiers et les sites de construction. Structure flexible et réactive, il permet à ses membres d’accéder à des marchés d’envergure habituellement réservés aux entreprises majeures de la construction.